
Concilier gestion d'énergie et confort avec l'architecture bioclimatique
| Des investissements synonymes d’économie ! |
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On peut également aller plus loin dans l’économie d’énergie, à condition d’investir un minimum au départ. On peut ainsi installer un système de puits canadien, qui permet de jouer sur la différence de température existant entre l’air ambiant et l’intérieur de sol.
Ce système permet de réduire la température de 5 à 8 degrés en été et économiser sur la consommation de chauffage l’hiver. Le puit canadien consiste à faire passer, avant qu’il ne pénètre dans la maison, une partie de l’air neuf de renouvellement par des tuyaux enterrés dans le sol, à une profondeur de 1 à 2 mètres.
En hiver, à cette profondeur, le sol est plus chaud que la température extérieure. L’air froid est donc préchauffé avant de pénétrer dans la maison. Avec ce système, l’air aspiré par la VMC ne sera pas prélevé directement de l’extérieur, d’où une économie de chauffage.
En été, le sol est plus froid que la température extérieure : ce procédé astucieux va donc utiliser la fraîcheur relative du sol pour tempérer l’air entrant dans le logement.
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D’autres équipements, comme les parois vitrées (serres), sont utilisés en architecture bioclimatique. Bien conçues, elles permettent de couvrir la moitié des besoins énergétiques.
Les panneaux solaires, placés sur la toiture ou en façade, permettent au bâtiment de produire lui-même de l’énergie. D’autres moyen de production d’énergie existent, comme l’éolien, la géothermie, ou le chauffe eau solaire. Avec ce type d’équipement, les maisons et bâtiments pourraient devenir, à terme, des constructions à énergie zéro, voire à énergie positive.
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La plupart des architectes conseillent une forme compacte pour le bâtiment. En effet, les pertes d’énergies sont fonction de la surface des parois en contact avec l’extérieur ou le sol. Un vent à 70km/h contre une maison classique double les déperditions énergétiques
Pour lutter contre ce phénomène, il est conseillé de mettre en place un pare-air sous la forme d’un vinyle soudé qui enveloppe la construction comme un corset. Ce dispositif, à travers lequel peut transiter la vapeur d’eau, permet d’assurer l’étanchéité à l’air, c’et à dire d’empêcher la fuite d’énergie de l’intérieur vers l’extérieur via les jonctions entre parois, dalle, toiture…
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| Concilier bonne isolation, forte inertie et parois perspirantes |
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Un impératif s’impose dans la démarche d’économie d’énergie. Une bonne isolation Beaucoup de professionnels optent pour une isolation par l’extérieur afin d’éliminer les ponts thermiques. Le choix d’un matériau est décisif car il devra regrouper trois qualités : la porosité par rapport à la vapeur d’eau, l’isolation thermique l’hiver et la forte inertie, si précieuse l’été. Si tous les produits disponibles sur le marché présentent des propriétés sensiblement équivalentes quant à l’isolation thermique, il n’en va pas de même pour l’inertie. Par exemple, polystyrène ou laine de verre sont 3 à 4 fois moins performants que la fibre de bois ou la laine de cellulose. Dans tous les cas, le choix d’isolants naturels complète la démarche d’éco-construction. (Voir le dossier isolant naturels)
Les murs et supports de toiture, isolants pour conserver la chaleur à l’intérieur l’hiver, doivent avoir une forte inertie afin de maintenir une relative fraîcheur l’été. En effet, le mur accumule une partie de la chaleur en pleine journée et ne la restitue à l’intérieur qu’avec un décalage de 10 à 12 heures, c'est-à-dire pendant la nuit, quand on peut ouvrir les fenêtres. Le rapport bonne isolation / forte inertie garantit un niveau relativement constant de la température.
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Les murs et supports de toitures doivent aussi contribuer au maintien du degré d’humidité relative au niveau optimal de 40 / 50% à l’intérieur des pièces. On parle alors de murs « perspirants » car ils laissent migrer l’humidité de l’intérieur vers l’extérieur et vice-versa. Un mur épais et dense à base de bois très sec cumule les qualités requises. En effet, lorsque l’air est humide à l’intérieur, le bois absorbe la vapeur d’eau. Quand l’air est plus sec, lorsque l’on chauffe, par exemple, il restitue la vapeur d’eau absorbée.
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